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Les Envolées 
Déambulation poétique, festive et participative de marionnettes géantes

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Dans un monde venu d’ailleurs, marche un géant silencieux nommé Tournepierre. Bossu, barbu, vêtu de mousse et de bois, il porte des cabanes à oiseaux sur le dos et un rêve dans le cœur. Il ne parle pas un mot, mais chante comme les oiseaux. Tournepierre traverse les villes et villages comme un rêve éveillé, accompagné de Petit Jean, un pélican géant aussi doux que fantasque. Ensemble, ils marchent, ils volent, ils voyagent. Et quand vient le moment de se poser, Tournepierre dépose ses oiseaux dans les arbres… et la nature chante, comme un dernier souffle d’harmonie. Venez marcher avec eux. Prenez un oiseau sous votre aile. Devenez passage. Devenez poésie. Les Envolées, c’est une déambulation participative et poétique. Un rituel doux pour redonner voix aux silences de la nature, pour éveiller l’attention à la fragilité du monde sauvage — et plus particulièrement, à celle des oiseaux qui disparaissent, souvent dans l’indifférence.

Déambulation marionnettique participative autour du géant silencieux Tournepierre, Les Envolées est un spectacle de rue mêlant marionnette géante, participation du public et poésie visuelle. Il met en scène Tournepierre, un géant silencieux et bienveillant, porteur d’oiseaux et messager de la nature. Accompagné de Petit Jean, un pélican géant, il invite les spectateurs à prendre en main de petites marionnettes-oiseaux et à les suivre dans une procession douce et onirique. La déambulation se conclut par une scène finale de 15 minutes, où Tournepierre dépose ses oiseaux dans les arbres, créant une symphonie visuelle et sonore, comme un hommage fragile au vivant. Un moment sensible et participatif, pour réveiller l’écoute du monde naturel et célébrer la beauté de l’envol.

 

                                Tournepierre :

Il ne parle pas, mais tout en lui raconte quelque chose : Géant bossu, marcheur lent, portant sur son dos des cabanes à oiseaux et dans les yeux le silence des forêts oubliées. Il est notre point de départ, notre fil poétique. Si Tournepierre existait vraiment, il se dirait ornithologue amateur, observateur émerveillé du vivant, gardien discret des espèces menacées.

Nous, nous le faisons naître pour faire entendre ce que nous n’écoutons plus : la voix fragile de la nature. Avec Les Envolées, nous avons souhaité créer une forme poétique, participative et itinérante, à la fois accessible et symbolique. Une déambulation dans l’espace public, où les spectateurs ne sont pas simples observateurs, mais porteurs de vie : chacun est invité à prendre en main une marionnette oiseau et à rejoindre le cortège. Ensemble, ils deviennent la nuée, un vol collectif mené par Tournepierre et son compagnon, Petit Jean, un pélican géant tendre et maladroit. La marionnette géante, par sa présence énigmatique et hors norme, capte les regards, ralentit le temps, invite à l’étonnement. Tournepierre n’a pas besoin de mots : sa marche est un geste politique et poétique, un acte de présence lente dans un monde trop pressé. Il ne harangue pas, il n’explique pas, il invite à ressentir. Au terme de la marche, il s’arrête. Il regarde les arbres, les gens. Puis, un à un, il dépose ses oiseaux dans les branches. Une symphonie naturelle s’élève : froissements d’ailes, bruissements, chants. Une scène courte, comme un haïku visuel, vient conclure l’expérience. Ce final n’est pas une fin, mais une ouverture : un appel à rester à l’écoute, à prendre soin, à s’émerveiller à nouveau. Avec Les Envolées, nous cherchons à créer un rituel doux, un moment de cohésion éphémère, entre art de la rue, marionnette contemporaine, imaginaire collectif et éveil écologique.

Une invitation à marcher autrement, à regarder plus haut, à écouter plus finement.

Un cri silencieux :

 

la disparition des oiseauxLes oiseaux disparaissent. Lentement, mais sûrement. Depuis quarante ans, les campagnes françaises ont perdu plus d’un tiers de leurs oiseaux communs. Les villes ne sont pas épargnées : la mésange, le rouge-gorge, le martinet trouvent de moins en moins refuge dans nos murs bétonnés. L'alouette n’enchante plus les labours, et le moineau se fait rare sous nos toits. La biodiversité s’efface à petits pas, souvent dans l’indifférence générale.Ce phénomène n’est pas anodin. Les oiseaux sont les sentinelles du vivant. Ils racontent la santé de nos écosystèmes, la richesse de nos paysages, la vitalité de nos liens au monde naturel. Leur disparition est un signal d’alerte — un cri discret que nous avons cessé d'entendre, recouverts par le bruit du monde moderne.Les Envolées veut remettre ce cri au centre. Pas pour accuser, mais pour réveiller l’attention, rallumer l’émerveillement, redonner de l’importance à ce qui paraît petit, fragile, lointain.En plaçant un oiseau dans les mains du public, en donnant un visage à ceux qui n’en ont plus dans nos quotidiens, nous espérons faire naître le désir de protéger, de veiller, de transmettre.Pour se faire, nous faisons appel à notre format de prédilection : la marionnette taille humaine. Ce choix n’est pas anodin. La marionnette, telle que nous la pratiquons, intrigue, surprend, fait rire, bouleverse. Elle attire l’attention tout en créant une distance affective douce, qui libère la parole, ouvre l’imaginaire, et permet unlien plus libre, plus ludique, plus sensible avec les spectateurs.Loin des clichés figés, la marionnette contemporaine s’est émancipée depuis plus de vingt ans pour devenir un médium vivant, ancré dans le réel, à la croisée de l’art, de la poésie et du quotidien. Elle s’invite dans la rue, dans les écoles, les médiathèques, les centres sociaux, en complicité avec les habitants.Elle se doit d’entrer dans la vie des gens avec bienveillance, parfois jusqu’à se faire oublier comme marionnette pour devenir un alter ego, un confident, un relais.

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La marionnette Tournepierre

 

Une marionnette-lanterne géante, entre matière vivante et poésie du corps. Tournepierre prendra vie sous la forme d’une marionnette géante de 4 mètres de haut, mêlant artisanat végétal et technologies douces. Son corps est composé de bambou et d’osier, matériaux légers et organiques qui évoquent la nature qu’il incarne. Son visage expressif, sculpté en worbla (thermoplastique modulable), sera articulé pour lui donner toute la tendresse et l’intériorité silencieuse que son personnage exige. À la tombée du jour, Tournepierre peut aussi devenir marionnette-lanterne : son corps s’illumine de l’intérieur grâce à un jeu de lampes douces intégrées, révélant la structure, les textures et les oiseaux nichés dans ses replis. Il devient alors un phare vivant, un veilleur de la nuit, marchant lentement au coeur de la foule, dans une atmosphère presque onirique. La manipulation est elle aussi pensée comme une chorégraphie vivante : 

 

Un marionnettiste à l’intérieur de la structure soutient et guide le corps tout en animant la tête,

 

Deux autres marionnettistes accompagnent le mouvement des bras, permettant des gestes amples, enveloppants, expressifs.

 

Cette triple manipulation renforce la présence quasi humaine du personnage tout en conservant sa dimension mythique et fragile. Tournepierre ne parle pas : tout passe par le mouvement, le regard, la lumière, la lenteur, comme un hommage au langage non-verbal de la nature elle-même.

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