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L'oiseau de passage
Spectacle de comptoir qui fait voyager

ChatGPT Image 25 mai 2025, 12_35_55_edit

Bienvenue chez Albertinho, bistrotier au grand coeur, dans son minuscule café ambulant ! À mi-chemin entre guinguette de poche et théâtre de rue, L’Oiseau de passage vous ouvre les portes d’un troquet comme on n’en fait plus, où l’on entre deux par deux pour partager un verre et une histoire de comptoir. Ici, on parle jardin, oiseaux, amours perdues, histoires du quotidien, exil et patates nouvelles… On rit, on écoute, on se raconte, on se laisse surprendre. À l’extérieur, l’accordéon fait danser les coeurs et un petit stand solidaire – Le Potager au kérosène –propose des légumes du jardin gratuits à qui en a besoin -sous forme d'un atelier de fabrication de marionnettes-. L’Oiseau de passage, c’est un moment de poésie insolite et d’humanité retrouvée, qui s’installe le temps d’un souffle dans vos villages, vos places, vos rues. Parce qu’un simple café peut raviver la chaleur, la joie et l’envie d’être ensemble.

Note d'intention :

Un café miniature, une marionnette taille humaine, des histoires extraordinnaires. Depuis toujours, les cafés de village ont été des lieux de vie : on y venait pour parler, pour rencontrer, pour pleurer, jouer, trinquer, chanter, refaire le monde ou simplement le regarder passer. Ce sont ces lieux de chaleur ordinaire, aujourd’hui presque disparus, que nous avons eu envie de faire renaître – à notre façon, décalée, poétique, artisanale. L’Oiseau de passage, c’est un café de poche qui tient dans 2m50 sur 2m50. Un troquet minuscule, mais immense par l’imaginaire qu’il convoque. Il est tenu par Albertinho, une marionnette à taille humaine, bistrotier doux rêveur, amoureux des oiseaux, du jardin et des gens. Dans son café, on entre à deux. Il vous offre un verre et, le regard franc, vous raconte une histoire de comptoir – drôle, fragile, absurde ou touchante. À l’extérieur, un accordéoniste fait danser l’attente, pendant qu’un stand solidaire, Le Potager au kérosène, propose à qui le veut des légumes gratuits, issus d’un jardin partagé ou récupérés localement.

 

Ce projet est né d’un désir profond : recréer du lien là où il s’est effiloché, notamment dans les milieux ruraux souvent oubliés par l’offre culturelle. À travers cette forme simple, mais intime et immersive, nous cherchons à retisser une trame humaine : redonner goût à la rencontre, à l’échange, à l’émerveillement. Faire sentir que l’on peut encore s’étonner, s’émouvoir, s’écouter, même entre inconnus, même en silence. Nous aimons dire que ce café, à l’instar de l’histoire personnelle d’Albertinho , immigré portugais exilé aux mille et une vies) est itinérant comme les oiseaux migrateurs : il s’installe dans une rue, une place, un coin de verdure, et puis s’envole, laissant derrière lui des rires, des images, des souvenirs. Il ne laisse que peu de traces, mais touche parfois beaucoup. Notre ambition n’est pas spectaculaire. Elle est plus discrète, presque modeste : créer un espace d’humanité dans le tumulte du monde. Offrir un moment suspendu, où la culture ne monte pas sur une scène, mais s’assoit à votre table. L’Oiseau de passage, c’est une invitation à ralentir, à écouter, à rire ensemble, et à croire – ne serait-ce qu’un instant – qu’un monde plus doux est encore possible. Dans la lignée de nos différents spectacles, L’oiseau de passage aborde cette thématique avec humour, dérision, originalité et légèreté, incitant à l'empathie 

Pour se faire, nous faisons appel à notre format de prédilection : la marionnette taille humaine. Ce choix n’est pas anodin. La marionnette, telle que nous la pratiquons, intrigue, surprend, fait rire, bouleverse. Elle attire l’attention tout en créant une distance affective douce, qui libère la parole, ouvre l’imaginaire, et permet un lien plus libre, plus ludique, plus sensible avec les spectateurs.Loin des clichés figés, la marionnette contemporaine s’est émancipée depuis plus de vingt ans pour devenir un médium vivant, ancré dans le réel, à la croisée de l’art, de la poésie et du quotidien. Elle s’invite dans la rue, dans lesécoles, les médiathèques, les centres sociaux, en complicité avec les habitants. Albertinho, comme d’autres personnages de la compagnie, devient peu à peu un visage familier, une figure attachante que l’on interpelle : « La forme, Albertinho ? ». Il entre dans la vie des gens avec bienveillance, parfois jusqu’à se faire oublier comme marionnette pour devenir un alter ego, un confident, un relais. Ce format permet d’éveiller des souvenirs, des récits de vie, des mémoires individuelles et collectives. Il incite à la parole, à la question simple mais essentielle : « Et toi, c’était comment, chez toi ? ». Ces échanges nourrissent directement notre travail artistique, sous la forme d’un "théâtre de vie", proche du territoire et de ceux qui l’habitent. Ainsi, chaque rencontre devient potentiellement une scène, chaque village un décor, chaque habitant un porteur d’histoires.

La structure

En voyant L’oiseau de passage, on découvre une petite bâtisse bricolée, à la fois modeste et pleine de charme, qui évoque immédiatement l’univers chaleureux des anciens troquets de village. L’enseigne peinte à la main sur une pancarte est un clin d’œil malicieux à l’itinérance du spectacle et à l’histoire de son propriétaire. Derrière les vitres à rideaux de dentelle, on devine un intérieur rétro, avec ses objets chinés, ses assiettes décoratives accrochées au mur, des autographes des tars d’antan, une lampe vintage, et un papier peint ancien qui évoque les intérieurs d’antan. La structure est faite de matériaux simples : bois brut, fausses briques peintes, tôle ondulée, et un assemblage volontairement imparfait qui participe à son esthétique artisanale et vivante. ; mêlant humour, accessibilité et culture populaire. Ce café miniature incarne un lieu de rencontre improbable, à la croisée du théâtre, de l’installation et de l’espace social. Il tient dans quelques mètres carrés, mais semble pouvoir contenir un monde d’histoires, de rires, de confidences et des souvenirs.

Exemple d’histoires d’Albertinho

À la carte du café, pas de planche apéro ou de boissons mais 10 histoires :

 

                        . L’hirondelle et l’exilé                                                          . L’histoire d’un garde-champêtre

                        . Cafés et nids disparus                                                       . Le moineau cabossé

                        . Le perroquet du contrebandier                                            . Le pigeon facteur

                        . Le canari et le mineur                                                        . Madame Blanchette

                        . L’alouette et l’accordéoniste                                                 . Fermier en peine

 

 

 

                                                               Cafés & Nids disparus

 

« Tu sais, dans les villages d’avant, y avait toujours deux musiques.

Le matin, c’était le chant des oiseaux. Le soir, c’était le brouhaha du café. Les deux allaient ensemble, comme le pain et le fromage.

 

Dans mon village à moi, c’était le café des parents de Lionel. Un petit troquet où les ouvriers venaient boire leur canon après le boulot, où les grands-mères se retrouvaient pour causer en tricotant, où les jeunes venaient draguer sous prétexte de jouer au flipper. Et au-dessus de la porte, y avait un merle. Toujours là, posé sur la poutre. On l’appelait le “client muet”, parce qu’il écoutait tout, mais il ne disait rien… sauf quand la terrasse se vidait. Alors, il chantait. Un vrai musicien, ce merle.

 

Et puis le temps a passé. Les ouvriers sont partis, les gamins aussi. On a fermé l’usine, puis l’épicerie, et le café a commencé à sonner creux. Le merle, lui, a tenu bon. Il chantait encore, même quand y avait plus qu’un ou deux clients accoudés au comptoir.

 

Jusqu’au jour où le café a fermé pour de bon. La porte a été clouée, les volets rabattus. Le merle s’est envolé. Pendant un temps, j’ai cru qu’il avait disparu comme le reste.

 

Mais parfois, quand je traverse le village, au détour d’une haie ou près d’un vieux pommier, j’entends son chant. Pas souvent, juste assez pour me rappeler qu’il n’est pas bien loin. Comme s’il attendait, lui aussi, que les cafés rouvrent leurs portes pour recommencer à chanter. »

                                               L’hirondelle et l’exilé

 

« Tu vois, l’autre soir, il est entré un homme fatigué. Pas vieux, pas jeune non plus. Avec ce regard que j’ai déjà vu, ce mélange de peur et d’envie d’être enfin tranquille. Il s’est assis, il a commandé un verre d’eau, juste de l’eau. Alors moi, j’ai servi un verre de vin avec. Parce que parfois, l’eau, ça ne suffit pas pour délier les langues et réchauffer les coeurs.

 

Il a commencé à me raconter. Dans son village, au loin là-bas, il y avait chaque printemps une hirondelle qui venait toujours faire son nid sous le toit de sa maison. Elle arrivait avec les beaux jours, elle repartait quand le froid venait. Pour lui, c’était comme une vieille amie. Toujours fidèle, toujours de retour.

 

Un jour, la guerre est tombée sur son village, sur son pays. Comme un hiver brutal. Tout s’est figé, les maisons ont brûlé. L’hirondelle est partie plus tôt que prévu. Lui aussi. Sans valise, juste avec ses jambes pour marcher. Et dans sa tête, un seul souhait : retrouver un endroit où il pourrait, comme elle, refaire son nid.

 

Alors il a pris la route. Des mois à marcher, à attendre, à traverser des frontières, des mers. Il n’a pas parlé des dangers, pas de la peur – ça, je l’ai lu dans ses yeux, pas besoin de mots. Il m’a juste dit qu’à chaque fois qu’il voyait une hirondelle sur un fil électrique, il reprenait courage. Comme si l’oiseau lui soufflait : “Tiens bon, tu n’es pas seul, tu finiras par trouver ton printemps.”

 

Et tu sais quoi ? Aujourd’hui, il travaille dans un atelier du coin. Il parle notre langue avec un accent qui chante. Il rit souvent, il cuisine du riz parfumé comme j’en ai rarement goûté. Et chaque année, quand les hirondelles reviennent, il lève les yeux au ciel et il dit : “C’est le signe que je suis chez moi.”

 

Moi, j’ai compris que les exilés, c’est un peu comme les oiseaux. Ils partent pas par plaisir. Ils partent parce que là-bas, le nid est détruit. Et tout ce qu’ils cherchent, c’est un endroit où se poser, reconstruire, aimer, vivre. Comme nous, quoi. »

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